Renaissance et baroque

Missa Virgo Prudentissima – Heinrich Isaac

Ce chef-d’œuvre synthétise tout son art, il est un exemple frappant de l’ingéniosité d’Isaac dans l’utilisation du cantus firmus ; le texte de l’antienne est habilement distribué alternativement aux différentes voix et permet de créer une sonorité riche où se mélangent les textes de l’antienne et de l’ordinaire de la messe. Rarement la polyphonie de ce début de la Renaissance a atteint un tel degré de plénitude sonore et d’invention perpétuellement renouvelée.

Le Printemps – Claude Le Jeune

Testament artistique du compositeur, « Le Printemps » est devenu emblématique d’une nouvelle esthétique liée à la mouvance humaniste de l’Académie de poésie et de musique, à la fin du 16è siècle. Claude Le Jeune maîtrise avec un art consommé le contrepoint comme la polyphonie et son sens inégalé de la prosodie fait de son œuvre une des plus belles mises en musique de la langue française.

Polyphonies oubliées

Faux-bourdons français du 16ème au 19ème siècle

Au Moyen-âge déjà mais principalement à partir de la Renaissance, le plain-chant d’Eglise s’habillait de polyphonie lorsque l’exigeait la solennité de l’occasion. Les œuvres ainsi chantées étaient appelées faux-bourdons ou contrepoint simple et mettaient en valeur la mélodie du chant grégorien et son texte.